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23/07/2013

Le risque zéro n’existe pas !

risquezero.jpgDeux événements me font réagir en ce début de semaine. Le tremblement de terre de St-Gall, qui fait suite à une intervention d’urgence visant à stabiliser un forage géothermique, ainsi que le dispositif de e-voting du canton de Genève où une faille informatique a été révélée.

Les réactions qui ont suivis ces deux événements me font craindre un arrêt immédiat des développements dans ces domaines.

Mon propos ne consiste pas ici à sous-estimer les conséquences de ces événements (réelles pour St-Gall, potentielles pour Genève), mais simplement de relever les répercussions qu’ils peuvent avoir sur les futurs développements de notre société, tant le potentiel de la géothermie et des technologies de l’information ont un potentiel inégalable pour notre région et notre pays, tout comme d’ailleurs dans les domaines de la santé,  des transports, de l’environnement, etc.

Et si la Suisse renonçait à son savoir-faire et ses développements dans les domaines de la géothermie... comment arriverait-t-elle un jour à se passer de l’énergie nucléaire ?

Et si la Suisse renonçait à son savoir-faire et ses développements dans les domaines de la sécurité informatique... comment pourraient-elles garantir la survie de ses institutions qui sont tous les jours la cible de hacker ?

S’il est tout est tout à fait normal  de rappeler dans ce débat le  «principe de précaution», il ne faut pas oublier que le risque zéro n’existe pas. Mais s’il vous plaît, ne vous laissez pas tenter par les sirènes des « moratoires » sans avoir pris la peine de s’assurer que toutes les précautions ont été déjà prises pour tendre vers le risque zéro, sans accepter que dans toute aventure il y a des risques à prendre.

Et c’est à ce prix que les avancées technologiques se font, l’audace n’a jamais fait de mal à personne.

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16/07/2013

TOUT L’IMMOBILIER • NO 686 • 15 JUILLET 2013 - Interview

 article_touimmo.pngPropos recueillis par Sarah Pernet

- Vous vous déclarez démocrate- chrétien «depuis toujours ». Comment peut-on être membre PDC «depuis toujours»? Par tradition familiale? Parce que c’est obligatoire en Valais?

- Pas du tout! Mes parents ne font pas de politique. Depuis que je suis tout jeune, les valeurs de la démocratie chrétienne résonnent en moi; je suis profondément attaché aux valeurs fondamentales qui ont fait la Suisse, comme la solidarité ou le partage. On ne peut pas réussir sa vie sans avoir un geste pour les plus démunis.

– C’est un discours d’une grande sagesse. D’où vous vient-elle? - J’ai fait mes études à Saint- Maurice, où j’ai fait partie de la section locale de la société des étudiants suisses (Agaunia), puis ai rejoint, à Genève, la Salévia. Ces confréries se sont toujours beaucoup engagées dans la formation à l’éthique chrétienne

 - Ces valeurs-là sont-elles compatibles avec la politique?

- Oui. Bien sûr, nous ne sommes pas chez les scouts, il y a de la concurrence. Mais cette émulation est bonne pour le bien commun. Et au-delà de l’humanisme, ma priorité va à l’économie, celle qui permet de créer des richesses, lesquelles, par effet de dominos, profitent à tous.

- Vous avez été candidat aux élections municipales de la Ville en 2011, vous remettez ça pour le Grand Conseil. Etes-vous friand de visibilité?

- La visibilité n’est pas un but en soi. J’ai à mon crédit d’avoir réussi à mener une stratégie gagnante avec l’Entente, qui nous a permis de récupérer le siège PDC au Conseil administratif de la de Ville de Genève, perdu il y a 22 ans. En tant que président, j’estime qu’il est de mon devoir de montrer l’exemple sur le terrain. Nous menons déjà une campagne de proximité et je veux que le PDC dépasse les 7% en Ville, ce qui n’était pas le cas lors des dernières échéances cantonales et communales.

- Votre épouse, Sue Putallaz, est également candidate, mais sur la liste des Verts libéraux. Les dîners de famille doivent être animés…

- Oui, mais pas du tout pour cette raison! Nos deux partis se situent tous les deux au centre droit, il n’y a pas de divergences idéologiques inconciliables. Cela dit, nous ne parlons jamais politique à la maison; il y a bien d’autres sujets quand on est parents de deux jeunes garçons!

- Si vous êtes élu, à quoi devrez- vous renoncer? - Il faudra probablement que je réoriente ma carrière, un mandat de député n’étant a priori pas compatible avec ma fonction actuelle au DIP. Je verrai cela le moment venu. Pour l’instant, je m’investis à fond dans cette campagne. Nous avons une équipe très dynamique et soudée en ville de Genève, avec qui il est passionnant de travailler.

- Une priorité pour la législature 2013-2018?

- Il y a un réel manque de coordination entre la Ville et le Canton. Pour vous donner un exemple, il n’y a qu’une rencontre annuelle entre le Conseil d’Etat et le Conseil administratif! Ce manque de synergie ralentit tous les processus qui dynamisent Genève. Prenons l’exemple de la gare de Cornavin: c’est un projet fédéral, dont le pilotage est confié au Canton, avec la Ville qui a un droit de veto… L’exemple du dossier des Clefs de Rive est également affligeant. Ce n’est pas possible de travailler comme cela. Il n’y a pas de pilotage commun, les projets sont souvent mal ficelés, ce qui a des impacts sur le quotidien des Genevois, sur les coûts ou les délais de réalisation.

Et laissez-moi évoquer un sujet qui me tient à coeur, soit les coopératives d’habitation. J’en préside une aux Eaux-Vives, qui compte 42 logements. Eh bien! C’est pour moi un véritable laboratoire: il faut que les intérêts de chaque sociétaire soient défendus, sans perdre de vue le bien commun. Il y a des investissements à réaliser pour améliorer le confort des habitants et rendre possibles des économies d’énergie, des rationalisations pour diminuer les charges de fonctionnement… C’est à une petite échelle, certes, mais c’est exactement dans cette dynamique qu’il s’agira d’aborder la prochaine législature.

 

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