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24/04/2013

Pour une vraie stratégie de développement de partenariats publics - privé en Ville et à l'Etat.

Notre région n'arrivera certainement pas à pérenniser et développer ses institutions culturelles avec la seule manne des contribuables. Les défis à relever en matière de rénovation et de construction de nouvelles infrastructures en Ville de Genève, dans les domaines de la culture (Musée d'Art et d'Histoire, Grand Théâtre, nouvelle Comédie) et de l'aménagement de l'espace urbain (plaine de Plainpalais, quai des Eaux-vives) sont considérables.

Des collaborations entre partenaires publics et partenaires privés (PPP) doivent pouvoir émerger pour soulager nos finances publiques. Les PPP permettent non seulement de gagner en efficacité et en qualité grâce au recours à des savoir-faire et des capitaux privés, mais aussi de renforcer le financement par les usagers.

Si l'Etat et la Ville de Genève ont pu évaluer de nombreuses possibilités de partenariats publics privés il est encore à regretter une certaine frilosité à développer une vraie stratégie en la matière. Au surplus, lorsqu'accord il y a (au hasard d'une rencontre entre un élu et un mécène ou sur proposition d'un mécène), il s'avère qu'une fois la conférence de presse passée ou la facture payée, les élus concernés oublient d'entretenir les contacts nécessaires à la poursuite et au suivi du partenariat dans la durée.

Pauvre WILSDORF et pauvre GANDUR !

J'en veux pour preuve :

Financement de la construction de la merveilleuse passerelle des Vernets par la fondation WILSDORF.

Acte 1 : Pagani n'entre pas en matière sur le financement de ce pont, acte 2 : Couper de ruban en fanfare par Pagani, acte 3 : Pagani (encore lui) n'assume pas ses responsabilités suite à la mise en service de la nouvelle ligne de bus Carouge – Cornavin / fermeture d'une voie à la circulation (renvoie la balle au canton alors qu'il ne se fait pas remplacer au conseil d'administration des TPG)

Financement de la rénovation du Musée d'art et d'histoire (MAH) par la fondation GANDUR.

Au moment de voter sur le crédit de rénovation du MAH à hauteur de 127 millions (projet NOUVEL dont 40 millions financés par la fondation GANDUR), notre conseil municipal enterre le projet initial soutenu par GANDUR et sollicite 3 millions supplémentaires pour une étude complémentaire visant à examiner un projet moins ambitieux, en réponse aux éternels bloqueurs conservateurs (les défenseurs du patrimoine).

Heureusement que nos mécènes sont attachés aux projets qu'ils portent…Mais le problème ici est bien qu'il s'agira de ne pas les chasser et d'en convaincre de nouveaux, pour des projets peut-être encore plus ambitieux comme la traversée du lac, la nouvelle comédie, une crèche ou une patinoire mais aussi à plus petite échelle, pour soutenir une manifestation culturelle, financer le mobilier urbain d'une rue…

C'est la raison pour laquelle la Ville et l'Etat doivent pouvoir mettre sur pied une vraie stratégie de développement de PPP (identification des projets porteurs, identification des synergies possibles, identification de potentiels mécènes, etc.), ce qui implique une certaine professionnalisation de cette activité.

Des relations à préserver, dans la durée

Car dans toute convention, les parties s'engagent mutuellement sur le cadre général de la réalisation (délais, apports financier, etc.) et d'éventuelles contreparties (Ex : droit de superficie, appellation de l'ouvrage, prestations, tarification). S'il est vrai que les décisions ultimes relèvent de l'autorité politique, il y a lieu de ne pas perdre de vue les accords en vigueur, d'informer les parties de l'évolution du contexte politique et des projets connexes ayant un impact sur l'ouvrage existant, cas échéant de l'associer aux décisions à prendre sous forme de consultation.

2 exemples de PPP possibles pour soulager les contribuables dans le financement de la Nouvelle Comédie

J'ai notamment à cœur que nous trouvions les moyens nécessaires au financement de la construction de la Nouvelle Comédie sur le site de la nouvelle gare des Eaux-Vives. Une récente visite de la Ville de Madrid m'a emmené sur deux sites où des partenariats avec le privé ont été développés (un ancien théâtre réhabilité en magasin et mention des mécènes engagés dans le soutien continu au Théâtre royal):

C'est pourquoi, je suggère que la Ville examine, en concertation avec l'Etat, la possibilité :

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H&M.png

2   d'une reprise par un privé du site de la Comédie à la rue de Carouge afin de lui offrir de nouvelles perspectives dans le cadre d'une réhabilitation (droit de superficie, location, vente du site). Les recettes engendrées permettraient de soulager le montant d'investissement (vente) ou des coûts de fonctionnement (droit de superficie).  Madrid a par exemple procédé ainsi en mettant à disposition le site d'un ancien théâtre à une grande chaine de vente de vêtements (ci-dessous)

 

 

 

 

théatre_royal.png

 

  

De la mention, à l'entrée de la Nouvelle Comédie, des partenaires privés qui ont contribué à la réalisation de la nouvelle institution (ci-dessous, dans le hall d'entrée du Théatre Royal de Madrid).

 

 

 

 



Ces deux pistes illustrent bien le vaste champ des possibilités offertes pour soulager nos finances, encore faut-il avoir l'humilité de solliciter des fonds privés et être reconnaissants vis-à-vis de ceux qui aussi sont engagés pour le bien commun.

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09/04/2013

Vidéo-protection - ou quand le canton reprend l’initiative dans la continuité des propositions PDC au Conseil municipal et de la députation

 

photo.pngLe 30 octobre 2012, le Conseil municipal de la Ville de Genève refusait d'entrer en matière sur la pétition du PDC Ville de Genève "Plus de sécurité dans nos rues: développons une vidéosurveillance responsable", notamment en raison du refus d'une formation qui, une fois de plus, n'est pas en phase avec les déclarations fracassantes  de ses communiqués.

Aujourd'hui, reconnaissons la justesse et la pertinence de l'action gouvernementale cantonale, et de Pierre MAUDET en particulier, qui compte initier une expérience-pilote au sein d'un quartier de la Ville qui souffre particulièrement (vandalisme, deal, incivilités, agressions, etc.), les Paquis.

A lire le texte de la pétition P 267 et les arguments avancés ce jour par le Conseil d'Etat, nul doute que le PDC est précurseur sur cette question, comme l'illustre également l'action de nos députés, en 2009 déjà, avec le projet de loi PL 10545 sur la vidéosurveillance.

Pour finir, je tiens à rappeler que l'usage de la vidéosurveillance est déjà réglementé dans la loi sur l’information du public, l’accès aux documents et la protection des données personnelles : 
 

Art. 42(2) Vidéosurveillance
1 Dans la mesure où elles ne sont pas dictées par l’accomplissement légal de tâches au sens de l’article 35, la création et l’exploitation d’un système de vidéosurveillance ne sont licites que si, cumulativement :

 a) la vidéosurveillance est propre et nécessaire à garantir la sécurité des personnes et des biens se trouvant dans ou à proximité immédiate de lieux publics ou affectés à l’activité d’institutions publiques, en prévenant la commission d’agressions ou de déprédations et en contribuant à l’établissement des infractions commises le cas échéant;

 b) l’existence d’un système de vidéosurveillance est signalée de manière adéquate au public et au personnel des institutions;

 c) le champ de la surveillance est limité au périmètre nécessaire à l’accomplissement de celle-ci;

 d) dans l’accomplissement de leurs activités à leur poste de travail, les membres du personnel des institutions publiques n’entrent pas dans le champ de vision des caméras ou, à défaut, sont rendus d’emblée non identifiables par un procédé technique approprié.

et que le respect de ces principes est fondamental pour le succès de l'expérience pilote qui sera certainement engagée.

 

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03/04/2013

Que la Ville remplace IMMEDIATEMENT Pagani au Conseil d'administration des TPG !

Depuis le 17 décembre 2012, la Ville de Genève n'est plus représentée au Conseil d'administration des TPG. La séance convoquée le 17 décembre avait même due être annulée en raison du chahut provoqué par Pagani et les siens.

Alors même que le dossier de la mobilité entre la ville et le canton est en souffrance, Pagani s'obstine,  et demande maintenant au tribunal fédéral de prendre une décision qui va à l'encontre de la loi...

Je m'interroge tout de même sur les raisons qui poussent le Conseil administratif de la Ville de Genève à laisser agir ainsi M. Pagani...

J'attends que le CA assume ses responasbilités et procède sans tarder à la désignation d'un remplaçant au CA des TPG, par un haut fonctionnaire de la ville ou un expert en mobilité, mandaté pour y représenter la Ville.

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